jeudi 4 février 2010

8éme Symphonie de Philippe Chamouard

Le compositeur Philippe Chamouard m'a contacté fin 2009 pour un projet inédit : interpréter "Amazing Grace" avec... un orchestre symphonique !
Il avait inclus ce "tube" de la cornemuse au sein du 3éme mouvement de sa 8éme symphonie et cherchait un interprète, pour accompagner l'orchestre symphonique du conservatoire de Rouen. Le projet m'a aussitôt séduit. Et je n'ai pas été déçu...
Après quelques temps pour mémoriser les adaptations du thème, j'ai rejoint Rouen pour la première répétition, une semaine avant la représentation. Et là, le choc !
Pour moi comme pour les oreilles des musiciens, pas habitués à ce timbre et ce volume sonore. Parmi les difficultés que j'ai découvertes ce soir là, l'impossibilité d'entendre les autres instruments, sauf à de rare moments, la gestion de l'accord de la cornemuse qui avait pris froid, et le suivi du tempo à la baguette. Cela change du clic ;-)

Ayant eu une semaine pour digérer cette première rencontre, le "raccord" l'après-midi avant la première nous a permis de déterminer avec le chef d'orchestre et le compositeur les meilleures solutions pour inclure la cornemuse à l'ensemble. La salle du Théâtre des Arts de Rouen offrait un volume particulièrement intéressant. La position de la cornemuse dans l'orchestre a été reculée. Et nous avons validé la méthode pour faire varier le volume sonore pour l'introduire en douceur : partir des coulisses, avec le secours des régisseurs pour la synchro et le franchissement des portes, fermées au démarrage.
Le soir, après un accord bien stabilisé, et grâce à la direction énergique de Claude Brendel, la représentation s'est bien déroulée.

Enfin dernière étape avec l'enregistrement 3 jours plus tard, au conservatoire. Cette fois, nous avons placé la cornemuse dans le hall, avec le relais visuel d'un coach personnel pour le tempo. Après de nombreuses prises nous avons mis tout cela dans la boîte. Vivement la sortie du CD pour entendre le résultat, car le volume de la cornemuse m'a empêché de l'entendre jusqu'à présent ! C'est le coté le plus frustrant...

Un grand merci à Philippe Chamouard (Compositeur), Claude Brendel (Chef d'orchestre), tous les musiciens de l'orchestre symphonique du conservatoire, Christophe Mazzella (Ingé Son), Frédéric (Coach personnel pour le tempo :-)) et les régisseurs du Théatre des Arts de Rouen pour cette très belle expérience...

vendredi 15 janvier 2010

Recherche musiciens de Jazz...


Je n'ai jamais pratiqué de Jazz, juste écouté quelques amis ou artistes renommés, et je suis très curieux d'explorer cette musique avec mes cornemuses. Il n'y a pas beaucoup d'exemple, à part le jazzman américain Rufus Harley que j'ai découvert en janvier 2009...
Cette approche étant totalement nouvelle pour moi je suis à la recherche de musiciens patients et indulgents, sur Paris et l'Ile de France...

dimanche 10 mai 2009

Caliorne

Le Net c'est grand, et finalement, c'est grâce à de vraies bouches à de vraies oreilles que j'ai été mis en contact avec les musiciens de Caliorne. Donc, le monde est petit ! Après la première répétition, le courant est plus que bien passé, alors place à une nouvelle aventure ! Et à un gros travail.
Le Myspace de Caliorne
A suivre...

samedi 14 février 2009

Mes cornemuses écossaises

Je décris en premier les "chanters" ou haubois que je possède aujourd'hui. Je parle des bourdons plus bas dans l'article.
Le nom que l'on donne aux chanters de cornemuse écossaise ne correspond pas à la tonalité, mais à la tonique de l'instrument. En effet, il y a un ton complet entre la sensible et la tonique.
Par exemple, un chanter en Sib, permet de jouer les notes suivantes : Lab/Sib(tonique)/Do/Ré/Mib/Fa/Sol/Lab/Sib. Il est donc en Mib Majeur (3b à la clé).
En plus du jeux "standard", deux fourches permettent de jouer en mineur :
Lab/Sib/Do/Réb/Mib/Fa/Sol/Lab/Sib
Lab/Sib/Do/Réb/Mib/Fa/Solb/Lab/Sib

Du plus aigu au plus grave je posséde :

Do "Majeur", Jorg Bothua. En fait, si vous avez suivi, il est en... Fa Majeur, mais c'est le terme employé par le microcosme de la cornemuse pour le différencier des Chanter en Do... qui sont en fait des chanters en Sib, qui ont un sol à la place du Lab grave (je ne fourni pas l'aspirine... ;-))

Sib en "440" Jorg Bothua. Ce chanter permet de jouer avec des groupes "non-celtiques". En effet, les chanters de Bagad et de Pipe-Band sont trés (trop?) aigus : le La est en 444, 446 voire 448 pour certains...

Sib Hervieux & Glet, avec des "La" naturels. C'est donc le contrepied des chanters de cornemuse écossaises habituels, puisque qu'il est vraiment en Sib !

Sol Hervieux & Glet

et enfin Fa Hervieux & Glet (trés grave)!

Concernant les bourdons, j'ai seulement un seul jeu en Sib, qui a environ une cinquantaine d'année. Ils sont équipes d'anches synthétique Widgent, qui offrent une sonorité assez proche du roseau.
Je ne les utilise qu'avec un chanter en Sib, et quand il n'y a pas trop d'autres instruments. Pour jouer avec des bourdons dans les autres tonalités, j'utilise une pédale de boucle, avec des sons échantillonnés et pitchés...

Pour en savoir plus, allez sur l'excellent site Piping UP : Echelle de la cornemuse et timbres et harmonique.

Mes veuzes

Les veuzes sont des cornemuses du pays vendéen et du sud de la Bretagne. Elles ont failli disparaitre dans les années 70, mais fort heureusement, des musiciens ont réussi à leur redonner vie.
Elles m'ont séduit, car leur perce conique leur donne un son puissant, mais moins agressif que le son des cornemuses écossaises. Le buis est aussi responsable ce ce timbre plus chaleureux. Le doigté est très différent puisque totalement ouvert.
Leur autre intérêt est d'avoir 1/2 ton entre la tonique et la sensible, qui peut être porté à 1 ton avec une fourche pour les notes les plus aigues. Pour la sensible la plus grave, il n'y a pas de clé pour le permettre, mais avec un scotch, c'est possible de le faire. Les veuzes ne sont donc pas aussi prisonnières de leur tonalité comme les cornemuses écossaises, et peuvent s'adapter plus facilement au jeu en groupe.
Par exemple, un chanter en Do, permet de jouer les notes suivantes :
Si /Do (tonique) /Ré/Mi/Fa/Sol/La/Si/Do.
En plus du jeux "standard", il est possible avec une fourche de jouer
Si(Sib avec un scotch) /Do (tonique) /Ré/Mi/Fa/Sol/La/Sib/Do
et deux autres fourches permettent de jouer en mineur :
Si /Do (tonique) /Ré/Mib/Fa/Sol/La/Si/Do
Si /Do (tonique) /Ré/Mib/Fa/Sol/Lab/Si/Do

Du plus aigu au plus grave je possède des hautbois en :

Ré, Hervieux & Glet, elle ressemble presque à un biniou trés grave.

Do, Hervieux & Glet, dont une avec un doigté semi-fermé de cornemuse écossaise.

La, Hervieux & Glet.

Sol, Hervieux & Glet.

Ils sont tous en buis.

Concernant les bourdons, j'ai un seul jeu en Do (Ténor et basse), que je n'utilise jamais.
En fait pour jouer avec des bourdons dans toutes ces tonalités, j'utiliserai prochainement une pédale de boucle, avec des sons échantillonnés et pitchés... A suivre

vendredi 13 février 2009

Micro HF

En dépit du très fort volume de mes cornemuses, il est nécessaire de les sonoriser pour les grandes scènes, ou jouer avec basse/batterie. Pour cela j'utilise un systéme HF Sennheiser EW100 G2, avec un micro AKG 416 PP.
Le tout posé sur un poignet de tennis en éponge. C'est le plus pratique, car cela limite les fils volants qui s'accrochent partout, et cela permet de changer de hautbois de cornemuse sans changer de micro.
Le dernier avantage est de limiter les bruits de doigts sur le hautbois.

mardi 3 février 2009

Groupe Sans Gain - Rue Folk Dingue - 2009

Interprète sur 11 titres, aux cornemuses écossaises en Sib et Do.
Retour à la prise séparée bourdons / chanter après la déconvenue de 40.
C'est l'occasion d'enregistrer (en Do) la suite de rond de St Vincent travaillé avec le bagad de la mission bretonne quelques années avant et qui servait régulièrement pour les bœufs en bal.
Pour l'anecdote, une prise au low-whistle en Sol qui ne sera retenue au mix sur "La boutique aux fleurs".

vendredi 16 janvier 2009

In Ear Monitor

En 2007, j'ai acquis un système de retour d'oreille, et je l'ai utilisé mes deux dernières années avec le Groupe Sans Gain. Mon choix s'est porté sur le IEM 300 G2 de Sennheiser, en raison du très grand nombre de fréquences possible. Il est toujours possible d'en trouver une de libre.

C'est vraiment d'un grand confort d'utilisation : il amorti le volume direct de mes instruments (qui sont quand même un peu bruyants, je l'admet ;-)), et cela me permet d'être plus à l'écoute des autres musiciens... Il y a juste le défaut des bruits parasites avec les dents sur le porte vent de la cornemuse. Mais avec l'habitude, cela n'est pas trop gênant.
En tout cas, mes oreilles apprécient à la fin des soirées !

Je m'en suis également servi en Studio. C'est d'un grand confort d'utilisation par rapport à un casque "normal". Pas de fil qui traine, pas besoin de le défaire entre les prises, amortissement conséquent du son direct des instruments... En résumé je n'y ai trouvé que des avantages.